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Monday, November 26, 2012

Open Development: l’ouverture des données pour l’efficacité de l’aide

Aujourd'hui, beaucoup d'entre nous dans le secteur du développement, de l’administration publique ou des nouvelles technologies avons déjà entendu parler du besoin d’être plus transparents, de donner plus d’information ou d’impliquer les citoyens pour permettre leur participation, et connecter les solutions innovantes et les différentes pratiques des différents acteurs. Et certains d’entre nous travaillent déjà en réseau pour faciliter cet échange…

Sanjay Pradhan, vice président de la Banque Mondiale nous présente dans une conférence TED un nouveau paradigme pour l’aide au développement, "l’open development" cette vidéo a été, diffusé largement pendant ce dernier mois.

Le monde est en train de changer, les nouvelles technologies, la crise de l’Europe et les nouvelles manières de nous connecter et de nous informer influencent et continueront à influencer le secteur du développement. L’open Knowledge, l’open gouvernement et l’open aid sont les piliers de ce "développement ouvert" que défend Pradhan, mais qu’est ce que cela veut dire au juste ?


Open Knowledge: connaissance ouverte et intelligence collective

Le partage des connaissances, des expériences et des solutions ne venant plus exclusivement  "du Nord" a débuté. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, les pays du "Sud" ont de plus en plus de nouvelles expertises dans le secteur du développement. Les pays du Nord commencent à apprendre de ces nouvelles pratiques, et les pays du Sud partagent eux aussi leurs pratiques entre eux.

La Banque Mondiale a développé la plateforme "South South knowledge exchange" pour promouvoir l’échange de pratiques et solutions entre les pays en développement.


La communauté internationale a reconnu l’importance de la coopération sud-sud. Récemment, des forums de développement tels que le Sommet du G20 à Cannes, le sommet de l'ONU de coopération Sud-Sud à Nairobi, et le Forum 4ème niveau sur l'efficacité de l'aide à Busan ont reconnu la coopération Sud-Sud comme un outil efficace pour parvenir à des solutions pour le développement.

Vidéo: South-South Knowledge Exchange
La croissance rapide des plates-formes régionales et mondiales de la société civile pour l'apprentissage mutuel et l’open knowledge est une autre preuve de la reconnaissance de la communauté internationale du partage des connaissances comme étant un précieux outil de développement.

En France, il existe aussi une plateforme (Imagination for People) pour l’échange de pratiques, de connaissances et de solutions qui vise a identifier et partager à l’échelle internationale, « des projets sociaux inédits révélateurs de l’extraordinaire imagination citoyenne ».


L’aide ouverte, la transparence et la responsabilité de l’aide


La transparence et la responsabilité sont devenus des facteurs clé reconnus par la communauté internationale (lors des forums d’Accra 2005 et de Busan 2011) pour répondre aux défis du développement.

La transparence consiste à donner des informations plus fournies et de meilleure qualité sur les flux financiers et les résultats attendus permettant de mieux planifier les politiques et la mise en œuvre des programmes et de mieux responsabiliser les acteurs, tant au niveau national qu’international. L’imprévisibilité des flux d’aide affaiblissent l’impact du développement en empêchant les bénéficiaires de prévoir et de mettre en œuvre leurs priorités pour le développement.

La gouvernance ouverte


Pour Pradhan il existe une difference entre être "ouvert" et être "accessible". La plupart du temps, les données publiques peuvent être ouvertes, mais pas tout le temps accesibles ou compréhensibles pour un citoyen ordinaire qui essaie de comprendre comment le gouvernement dépense ses ressources.

La reutilisation des données et la democratisation de la technologie en faveur de la participation citoyenne


Récemment, la Banque mondiale a ouvert son coffre-fort de données pour un usage public, libérant 8.000 indicateurs économiques et sociaux pour 200 pays depuis plus de 50 ans, et elle a lancé un concours mondial pour créer des applications innovantes utilisant ces données.


Aujourd’hui, la création d’applications de réutilisation des données est une des voies modernes de l’empowerment citoyen, car grâce à certaines applications, les citoyens n’ont pas besoin de maitriser des connaissance de programmation ou de design pour la réutilisation des donnés.

La transparence de l’aide, ou des données publiques n’est pas toujours suffisante sans la possibilité de leur ré-utilisation pour l’analyse, la comparaison, l'apprentissage ou l’information.

L'importance d'une aide plus transparente et ouverte est aussi reconnue par le secteur des médias qui promeut l'information ouverte et la visualisation de l'information. Le 13 Novembre The Guardian et Google ont lancé une compétition à destination de la Grande Bretagne, des Etats Unis, de la France, de l'Allemagne, de l''Espagne, de la Norvège et de la Suède pour la visualisation du flux d'aide autour du monde. L'objectif est de faciliter l'information sur la manière dont les gouvernements dépensent l'aide pour le développement international.

Visualisation du flux d'aide interactive de Ramiro Gómez sur www.exploringdata.github.com


L’influence de la Banque Mondiale pour une nouvelle compréhension du développement


Même si aujourd’hui certains organismes de développement restent ancrés dans de vielles politiques d'aide Nord-Sud, le développement mondial avance dans une autre direction, qui a comme objectif le renforcement des capacités, l’ouverture des flux des connaissances et la coopération sud-sud pour l’engagement des citoyens et pour des gouvernements plus responsables.

L’Espagne connaît-elle la transparence ?